seprator

a) Chroniques de l’ère matrimoniale

seprator
07mars 2016
blog_shape
Encore moins jojo à la maison qu’au resto !

Penser à cuisiner un Hot Chicken (et surtout, ne pas penser à pourquoi se genre d’idée singulière m’est venue) pour faire plaisir à ses gars ! Utiliser le vrai consommé de « Saint-Hubert BBQ » pour être certain de faire plaisir à ses gars et même faire des frites juliennes « Cavendish » pour être bien certain de faire plaisir à ses gars ! Ne pas trop mettre de petits poids pour s’assurer que ses gars seront les plus contents du monde !

Olivier — Papaaaa qu’est ce qu’on mange ?

Moderne— (Tout sourire) Ce soir les gars, c’est du Hot Chicken !

***Se faire péter sa balloune.***

Olivier — Gnaaaa! On mange toujours ça !

***Se sentir soudainement une victime.***

Moderne— Oli, nous n’avons jamais même mangé ça du Hot chicken !

Olivier — Ben ouiii, je sais c’est quoi, mais moi pis j’aime pas ça !

***Garder son calme. Essayer de raisonner le grand garçon.***

Moderne— Comment peux tu dire que tu n’aimes pas ça. Tu n’y as même pas gouté et en plus… c’est du poulet !

***Se faire péter sa balloune… celle qui est déjà crevée !***

Olivier — Le poulet, j’aime pas ça moi lààààà !

***Garder son calme (prise 2).***

Moderne— En tout cas, quand nous sommes chez « Saint-Hubert BBQ », bien tu aimes ça le poulet ! Qu’est ce que tu penses qu’il y a dans les croquettes ?

***Tenter de changer le mood.***

Notamment en annonçant que la sauce de ce soir, bien, c’est la même qu’au St-Hubert, la vraie, celle avec le petit coq sur l’emballage !

Voir quand même son grand bonhomme s’asseoir en indien par terre, dos à soi et faire du gros boudin parsemé de sanglots non crédibles et maladroits !

Se faire littéralement grimper dessus par l’autre rejeton qui a senti l’odeur des frites et qui se peut plus !

Alex — Pa paAaaa gne gne Fi… Fiiiii iiiiii !

Prendre son petit dans ses bras et essayer de préparer les assiettes d’une main.

Beurrer le comptoir et se sentir déséquilibré par le petit qui essaie désespérément d’agripper une frite ou deux.

Faire une dernière tentative de convaincre le plus grand que c’est super bon du Hot Chicken.

Échouer.

Se sentir soudainement désabusé.

Faire une tentative pour mettre la table avec le petit dans les bras et le boudeux par terre en travers du chemin.

Recevoir un coup de patte de 2 ans sur le bord de l’assiette de Hot Chicken que tu viens de finir de préparer d’une seule main !

Voir l’assiette, au ralenti, se balancer d’un bord, pis de l’autre…

Devoir faire un choix entre le petit et l’assiette de Hot Chicken !

Prendre ses responsabilités parentales.

Abandonner l’assiette aux forces de la gravité.

Constater avec dégout le dégât tout en lâchant une série de patois qu’évidemment la mémoire sélective, mais très éponge du plus grand retiendra !

Entendre le plus vieux dire en regardant le gâchis par terre :

Olivier — Ahhhh c’est çaaaa du Hotticken!!? Cooooool.

Pogner le fixe.

Ramasser.

Finalement…, réussir à asseoir toute la tribu.

Prendre une bouchée l’air absorbé et vide.

Grimacer.

Se faire une note mentale que du Hot Chicken bien c’est encore moins bon à la maison que ça ne l’est au resto !

Moderne— (Nuage)…

22février 2016
blog_shape
Les pénis ce n’est PAS mon département ! OK là !

  L’heure du bain quotidien…bien sûr au « masculin », c’est à dire entre gars, straight to the point, bien moins long qu’au « féminin ». Un peu plus rough, moins de mousse, peut-être plus de pleurs, mais tout aussi propre avec dix minutes de plus en banque ! C’est généralement ma tâche et je sais la faire !

Arrive le tour du savonnage du plus grand que je frotte sans retenue aucune (faudrait que je me trouve un gant de crin). Quand soudain…

Olivier — Ehh non papa, le pénis c’est pas nécessaire aujourd’hui !

Moderne — !?!

***Moment inopiné de réflexion intérieure***

Moderne — (dans ma tête) Se pourrait-il que la gêne se pointe le bout du nez ce soir ? Ça tombe presque bien parce que justement, je commençais à me gêner moi-même de laver la « patente » !

***Retour à la réalité***

Moderne — Ah bon ? Pas ce soir ? Et pourquoi donc ?

Olivier — Ben ça me chatouille trop.

Moderne — !!! (Dans ma tête) oufffff !

Entendre l’intervention inattendue de « l’autre quart de famille »…

L’autre quart de famille — Justement Moderne, je me demandais si tu lui tirais bien la peau pour bien la lui nettoyer ?

Moderne — Gulp !…

L’autre quart de famille — C’est parce que moi, tu sais… Je ne fais pas vraiment cela et je me disais… que… comme toi tu as un pénis alors tu devais surement savoir mieux le faire que moi !

***Tout le monde, y compris Alex, se regarde en silence***

Moderne — Ehhhh ?!?…

L’autre quart de famille — Quoi ?

Moderne — Ben là ! Franchement ! (L’air agacé plus par fuite en avant que d’autres choses).

Voir « l’autre quart de famille » s’en aller d’un air décidé et visiblement frustrée !

***Moment de remord face à l’implication bien intentionnée de « l’autre quart de famille », mais qui a été mal reçue par ma personne***

L’homme moderne — Bon ok. Reviens là, je m’excuse. Je n’ai pas bien réagi. Alllllez…

  ***Marche arrière de « l’autre quart de famille »***

Moderne — Bon, qu’est ce que tu veux savoir au juste ?

L’autre quart de famille — Ben as-tu montré à Olivier comment se nettoyer le pénis tout seul. Je veux dire en se tirant la peau ?

  Moderne — Ben là ! Il le sait, pas vrai Oli ?

Olivier — ???

L’autre quart de famille — Oli, montre-nous pour voir ?

Moderne — Ben là !

Olivier — Je sais pas Maman ? Comme ça ? (En tirant du plus fort qu’il peut sur la peau de sa trompette)

Moderne — Ehhhh no-nonnn Oli, pas vers l’extérieur, vers l’intérieur !

Olivier — Ahhh comme ça ? (En ce faisant presque un nœud dedans)

Alex — Ya dedannnnnns a gui Papaaaaàa ? (de rajouter Alex et en se levant pour imiter son frère à se tirer et se plier le « machin chouette »)

***Trouver la scène complètement surréaliste***

L’autre quart de famille — Moderne, montre lui comment. C’est ton département, ça !

Moderne — Les pénis c’est mon département ?

L’autre quart de famille — Ben c’est toi qui en a un, pas moi !!

Moderne — Ben oui… mais là !

L’autre quart de famille — Mais là quoi ??

Moderne — Ben là… la leur est… est… est pas comme la mienne… tsé, c’est pas pareil…

L’autre quart de famille — N’importe quoi !!!

Moderne — Quoiiii ? C’est vrai, moi je suis circoncis. J’ai pas de… de… je sais pas moi… de trop de peau…

Olivier — J’ai trop de peau dessus, moi ?

L’autre quart de famille — Ben non Oli. T’es normal, t’inquiètes, c’est celui à Papa qui lui manque un « boute » !

Moderne — BON ASSEZ LÀ!  LES GARS ARRÊTEZ DE VOUS LA TRIPOTER OK.

L’autre quart de famille — Moderne, voudrais-tu lui montrer, SVP ?

Moderne — Ok !

***Scène effacée de ma mémoire d’homme***

Moderne — Bon écoute là, je veux bien là… mais y a t-il moyen que tu ne restes pas dans le cadre de porte ? On est comme pas à l’aise, là !

L’autre quart de famille — Bon… (En s’en allant)

***Autre scène… cette fois effacée de ma mémoire de père !***

Moderne — « Quart de famille » ?

L’autre quart de famille — Quoiiiiii ?

Moderne — Regarde-là… oublie ça pour ce soir… ça ne marche pas pantoute là !

***Moment de silence***

Suivi d’une exclamation de rire simultanée !

Olivier — Papaaa ? Montre-moi ton pénis pour voir comment il est différent du mien ?

Moderne — (Nuage)… Laisse faire !

19février 2016
blog_shape
Parce que tout est une question de chiffres

Réveil, 6 h 32 a.m. Calcul de la cafetière : OK pour 2 tasses; Température ambiante : 19 Celsius; augmentation de 4 Celsius requis pour calmer les 2 frissons qui me parcourent le corps; Temps requis pour entendre le premier « paPâaaaaaaa » : 2 min 23 sec; Temps requis pour ma réponse: un autre 2 min 45 sec; Temps requis pour entendre le premier bougonnement du plus vieux : Surprenant !, 5 min 34 sec, nous progressons, c’est positif !; Nombre de frissons suivant l’urination : 3; Température de l’eau en se lavant les mains : frette en criss ; Nombre de bagels dans le grille-pain : 3; Quantité de fromage Philadelphia sur les bagels : 65 grammes; Poids de la couche pleine du Manneken-Pis : 2.2 livres; Temps requis pour le changement de couche : 24 secondes et 7/100e; Temps requis pour voir le bagel du plus jeune voler dans les airs : 57 secondes; Distance du vol du bagel : 1, 23 m; Temps requis pour que le plus vieux mange le sien : 23 min (nuage)…; quantité de multivitamines inutiles consommées par les enfants : 2; leur coût : 15 cents l’unité, calcul mental de ce coût réparti sur 10 ans (365 x 15 cents x 10 ans x 2 enfants) : 1 095 $ Wow ! ; Nombre de fois où je dois me répéter pour que le plus grand s’habille : 7; Nombre de soupirs que j’émets : 12; Nombre de push-up : 35 (Ok… 30); Temps requis pour habiller le plus petit : 1 min 47 sec; Temps pris par « l’autre quart de famille » dans la douche : 12 min; Pour s’habiller, se déshabiller, tergiverser et se rhabiller : 19 min 14 sec; Temps moyen me restant pour ma propre douche et m’habiller (si on projette la suite de la logistique style brosse à dents et « machin chouette ») : 7 min...

Respire Moderne.... respire !

Nombre de « noooooooon » émis par le petit jusqu’à ce stade de la jeune journée : 64; Temps requis pour le brossage de dents de la marmaille : 5 min 28 sec; Température extérieure : -11 Celsius; Nombre de courriels reçus dû au décalage horaire entre ici et l’Afrique du Sud : 31; Diminution de 4 degrés Celsius de la température ambiante avant le départ; Nombre de sacs à ordures à sortir : 2; Quantité de petites croquettes mises dans le bol du chat : incalculable; Nombre de push-push de parfum : 3, +1 pour la luck; Nombre de sourires involontaires émis jusqu’à présent : 0; Pulsation cardiaque par minutes : 87; Indice d’enthousiasme 0,8/10; Poids médicamenteux ingurgité : 15 mg; Indice de confiance en soi : 8,7/10; Temps requis pour sortir la marmaille et la mettre dans l’auto : 2 min 40 sec; Nombre de fois où je me répète pour que le plus grand s’assoit : 4; Nombre de cigarettes déjà fumées : 1; Essence restant : ¼; Heure normale de l’Est : 8 h 19 a.m.; Heure à Johannesburg : 3 h 19 p.m.

L’homme moderne — (Nuage)…

17février 2016
blog_shape
Comme quoi il faut toujours se fier au plan d’origine : Mouille, frotte, rince, sort

L’heure du bain au quotidien… encore plus masculin que ça ne l’était !
Toujours moins d’eau, toujours moins de mousse et toujours 10 minutes « top chrono » (comprenant même un 5 minutes de jeux dans l’eau alors que je ramasse la vaisselle, les mille et une miettes et les dégoulinades tout autour de la table )!

Olivier — Ayyyye c’est mon bonhomme Alex… donnnnnne !

Alex — Noooooooooon! Yé mon bonhomme à moiiiii !

Olivier — DONNNNE !

Alex — NOOOOOOOON ! YÉTAPOULI À MOI AHHHHHHHHH !

Olivier — AHHHHH ALLLLLLLEX (splash) !

Alex — NOOOOONNN (Splouch) !

Olivier — ARGHHHHHH (splash) !

Alex : -OUIIIIIIIIIIINNNNN…

Monter l’escalier deux marches à la fois en prenant bien soin de se « péter » le petit orteil !

Moderne — HEY HOOOOO… On se calme le pompon là !

Olivier : — Papa il veut pas me donner mon bonhomme… DONNNE ALEXXX !

Alex : — (Splouch) AHIIIIIIIIIIIII !!! (Pleurs)…

Olivier : - DONNNNNNNNNNNNE !

Moderne — ASSSSSSEZ… J’AI DIT ASSEZ !

Silence soudain des deux petits monstres.

Ils me regardent l’air incrédule avec une certaine foudre dans les yeux…

Olivier — Papaaaa… Pourquoi tu nous cries toujours dessus ?

Alex — Mé(c)hant papaàaa !

Moderne — !!?? Moi je vous crie dessus ? Woooo… là c’est vous qui criez comme des orang outans ! Et tout ça pour un Playmobil pas de tête en plus !

Olivier — Ben là ! C’est normal de se chicaner entre frères ! Pis ARRÊTE DE ME TRAITER D’ORANG OUTAN OK LÀ !

Alex — Mé(c)hant papa !

Moderne — AYE le grand… surveille ton langage là ! Ne t’avise plus de me crier dessus une autre fois d’accord !

Olivier — Gnàààààà, c’est toi qui me cries dessus !

Alex — Mé(c)hant papa !

L’homme moderne — Bon j’en ai assez entendu… Allez hop, on sort du bain !

Olivier — Nooooon papa… Ok, nous n’allons plus crier… tiens Alex prends la tête du playmobil moi je garde le corps !

Alex — Hééé hééé (tout sourire).

Moderne — (Dans ma tête : C’est moi là… ou c’est normal que je me sente comme dans un hôpital psychiatrique ?) Bon, deux minutes max, pas de cris, pas de pleurs, pas d’eau hors du bain ! Compris ?

Olivier — Compris !

Alex — Compii oui !

Sortir les pyjamas, regarder ses courriels sur le Ipad, se verser un petit Coca… Et entendre les enfants rire dans le bain… Prendre le risque, absolument contre l’éthique parentale, de descendre à la salle de lavage et de mettre la « brassée » au séchage… sentir une goutte d’eau me tomber sur la nuque… hummm… puis une autre ! Regarder au plafond !

Moderne — Nooooon ! Ta – bar – nak !

Olivier : — (Venant d’en haut) NOOOOOOON ALEX... ARRÊTE… PAPÀÀÀÀÀ !?!

Alex — (Rires)

Moderne — (Dans ma tête : Et merde, ne me dis pas qu’Alex verse encore de l’eau hors du bain !) OLIIIIIIII ? (En remontant à la course) ALEXXX, Il FAIT QUOI LÀ ?

Olivier — PAPAAAAAAAAA… ALEX IL VERSE L’EAU DU BAIN PAR TERRE ! DONNNNNE MOI LE POT ALEX !

Alex — NOOOOOOOON AHHHHGHHHHH !

Moderne — ALLLLLEX !

Olivier — ALLLLLEX !

Silence soudain des deux petits monstres qui regardent, l’air incrédule, mon arrivée militaire dans la salle de bain… Avec joie, je décèle une certaine peur dans leurs yeux… peur qui évidemment n’est que bien trop temporaire ! Constater avec effroi la quantité d’eau hors du bain… que la bouteille de shampoing au grand complet est, elle aussi, vidée hors du bain et, qu’en plus, une boite de kleenex gît là, au milieu du nouveau Lac Supérieur de la salle de bain... comme une épave pourrie…

Avoir une soudaine et incroyable envie de crier… crier fort… tellement fort…

Olivier — Papa ? C’est pas moi hein je te le promets !

Alex — Pas moi papàaaa !

Moderne — (Dans ma tête : Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh !!!)

Olivier — Euh ca va papa ?

Alex — Ça va papàaaa (Avec une petite face pleine de compassion) ?

Moderne — (Nuage)…

17février 2016
blog_shape
Méli-mélo de modernité, bisous et fesses… oufff compliqué tout ça !

Voir son fils, avant de rentrer à la maison, faire une belle accolade à son ami et lui donner un bec sur la… !!! Sur la bouche !!!

Moderne — (Intérieurement, extérieurement et simultanément se dire : Non, noooon Oli, pas la bouche !!!) Oliiiiiiiiiiii !?!

Olivier — Quoi ?

  Moderne — C’est beau là… en fait… c’est bien correct que… j’veux dire… c’est ok de faire des câlins à ses amis mais bon, les « becs » là… surtout sur la bouche… ben en tout cas, à Alexis, c’est comme… j’veux dire, généralement, tu fais ça, j’veux dire tu fais pas ça… sauf que… ben pas vraiment à ton âge, mais… généralement…

Olivier — ???

  Moderne — Ce que je veux dire, c’est que c’est important que tu… Arrrrgh…

Olivier — ???

  Moderne — Je recommence. Ce que je veux dire, c’est que tu dois respecter la bulle de l’autre. Et les bisous là, tu réserves ça, disons pour les filles, en tout cas normalement. Ben pas vraiment normalement, mais… Ah pis merde ! (Intérieurement se faire une note qu’aujourd’hui il faut plus vraiment dire ça… mais tsé quoi ? Je le dis anyway).

Olivier — ?!? Aye papa c’est pas beau dire merde !

Moderne — Je sais Oli… Je m’excuse mais dis-moi, tu m’as compris ?

Olivier — ??? Alors les bisous, j’garde ça pour mes amis qui sont des filles ?

  Moderne — Ehhh oui c’est mieux ! (Se demander si j’appartiens à la modernité là).

Olivier — Ahhhhhhhhh c’est plate !

  Moderne — Comment ça c’est plate ?

Olivier — Ben… mes amis c’est plus des gars que des filles ça fait que, j’peux pas vraiment donner de becs !

Moderne — (Dans ma tête, wow, ça dérape solide là) Écoute, je voulais dire que, disons que tu gardes ça… pour ton amoureuse –E- !

Olivier — Donc les bisous je garde ça pour Léonie ?

Moderne — Parce que Léonie c’est encore ton amoureuse ? Pourtant tu ne l’as pas vue depuis le mois de juin ? Je pensais que Julia était ton amoureuse maintenant ?

Olivier — Non Julia, je me la garde en réserve… au cas où Léonie c’est plus mon amoureuse ! Moderne — !?!

Olivier — Julia voulait être mon amoureuse mais je lui ai dit que Léonie… Ben… je préfère ses yeux à elle ! Léonie elle a les yeux bleus… alors comme Julia elle a juste les yeux bruns… je lui ai dit que je suis d’accord pour qu’elle soit ma numéro deux !

  Moderne — ?!!? Olivvvierrrrr ! On ne dit jamais à une femme qu’on préfère une autre ! On ne dit pas non plus à une femme qu’on préfère les yeux d’une autre. Pas plus qu’elle est grosse ou qu’elle a de grosses fesses comme tu l'as dit de la grosse madame l’autre jour au centre d’achat !

Olivier — Pourquoi toi tu dis qu’elle est grosse alors ? Pis en plus, la madame là, elle avait vraiment des grosses fesses… Il faut être franc dans la vie papa !

  Moderne — (Nuage) En amour, Olivier… Y’a pas de numéro un, deux ou trois… y’a que des numéros un !

Olivier — Donc elles peuvent toutes être mes blondes les filles ?

Moderne — Noooonnn je veux dire qu’on ne peut avoir qu'une seule blonde !

Olivier — Alors les autres sont en réserve comme des numéros deux et trois et quatre ?

Moderne — (Nuage)…

Olivier — Maman… je peux lui dire à elle qu’elle à des grosses fesses ?

Moderne — Surtout pas !!! (Intérieurement me dire qu’en tous les cas s’il dit ça, c’est à ses risques et périls !)

Olivier — Oui mais maman elle le dit elle-même qu’elle a des grosses fesses !

Moderne — Oli… Il arrive que les femmes se fassent ce genre de remarque. Je pense que c’est important pour les femmes de SE sentir belle et des fois, elles SE disent qu’elles ont de grosses fesses pour SE motiver à être plus belle… ou je ne sais pas moi… pour faire de l’exercice tiens. C’est tout ! Mais elles n’ont pas vraiment de grosses fesses et puis les fesses Oli, c’est comme les yeux bleus… Y’a pas que ça qui compte !

Olivier — ?!?

  Moderne — Allez, va te laver les mains… Nous parlerons de tout ça une autre fois ! (Intérieurement se souhaiter que ce ne sera pas avant une dizaine d’années !) Tu sais Oli, les fesses, c’est un sujet bien délicat !

Olivier — Ok… En tous les cas, moi j’trouve que la femme que tu trouvais grosse l’autre jour, bien… elle avait vraiment de grosses fesses… des fesses d’éléphant… Je la mettrais même pas numéro dix de mes blondes !

Moderne — (Intérieurement : sauvez-moi quelqu’un !!!!)

16février 2016
blog_shape
Quand tu as besoin d’un traducteur pour comprendre ton p’tit!

Alex — Pa-PâpaAaa ?

Moderne — (Soupir…) Oui Alexandre ?

Alex — Ta-matagnata lâå !

Moderne — Hein ?!?

Alex — Ta-magnatala-tàa !

  Moderne — Heee ?!? Le toutou ?

Alex — (Plaintif) Noooooo-onnnn ! (Pointant la télé avec un téléphone attrapé au passage) Ta-matagnata lâå Âla-tagna !

  Moderne — S’cuse-moi Alex mais j’ai vraiment aucune idée de quoi tu parles.

L’autre quart de famille — (De façon un peu stridente…) Franchement, Moderne !

Moderne — Quoi, qu’est-ce qu’il y a là ?

L’autre quart de famille — (De façon encore plus aiguë) Il me semble que c’est clair !!!

Moderne — Heuuuu !?

L’autre quart de famille — Il veut que tu lui mettes à la télé la vidéo d’Hakuna Matata, celui du Roi Lion !

Moderne — La vidéo d’Hakuna Matata ?!? Ben oui toi ! Regarde donc ça, je me demande bien comment ça je ne me suis pas rendu compte que c’est ça qu’il voulait dire ! (Se dire intérieurement que les gènes méditerranéens tentent de prendre le dessus sur ceux du Québec et qu'ils barbouillent le développement du langage du petit).

Alex — Pa-paPâ ahhh ?

Moderne — Ouiii Alexandre. Écoute Hakuna Matata là ! Papa il est occupé là…

Alex — PapA Aoa

  Moderne — (Impatience démontrée ouvertement…) Quooooi ?

Alex — TÈèèè !

  Moderne — Tè ?

Alex — TèÈèèè !

Moderne — Ayoye. C’est moi là ou bedon, j’capote ?

L’autre quart de famille — (Trop aigu et avec toute la gamme existante entre fa dièse et si bémol) Du laiiiit. Il veut du lait !!

Moderne — Ahhhh… Du lait !!!! Ben voyons !!! Où avais-je la tête !! Pourtant c’était tellement clair ! (Se faire intérieurement la bonne vieille blague que ça doit être la masturbation qui rend sourd). Bon tu veux du lait mon Alex. Tiens mon grand, voilà.

Alex — (Avec un gros sourire) TèÈèèèè !

Moderne — (Nuage)…

16février 2016
blog_shape
Je plie, tu plies, il déplie…

À force de passer et repasser devant les sept paniers de linge à plier, la culpabilité a tôt fait de s’installer. Il est vrai que ce n’est pas la corvée que j’entreprends le plus souvent. Hélas, je ne suis pas le plieur de vos rêves…

Toutefois, ayant le cœur gros comme Jupiter je ne peux que me résigner à entreprendre cette corvée de bon cœur (m’enfin, le bon cœur, là… c’est surtout pour bien paraître !).

Je n’ai pas commencé que déjà une réflexion m’envahit… Comment en arrive-t-on, en une semaine, à en avoir autant à plier ? Non, sérieux… sept paniers qui débordent pour quatre personnes !!! Ils faisaient quoi les gens en 1900 ? Moi je suis sûr qu’ils ne se salissaient pas sinon les ménagères devaient toutes avoir des carrures est-allemandes étant donné l’aspect manuel des machines à laver qu’elles possédaient et la quantité incommensurable de rejetons qu’elles avaient !

Commencer à plier le tout. Naturellement en se demandant par quel panier débuter ? Celui des enfants ? Ils passeront toujours en premier… Alors, allons-y, sauf qu’à peine les mains dans le panier et je me vois déjà tout plein d’interrogations : « Qu’est-ce qui appartient à qui ? ». C’est que le grand de six ans n’est finalement pas si grand que ça… Et que le petit, bien, il a malheureusement hérité de l’essentiel des vêtements que le grand a porté. Dès lors, les souvenirs mêlent la donne et je dois, une fois sur deux me résoudre à vérifier l’étiquette pour être bien certain que je divise le tout correctement ! Et puis les bas eux ? Ils n’ont pas d’étiquettes ! Hummm pas full évident ! Pragmatique que je suis, je commence par me chercher une surface plate où je pourrai étaler ce qui me semble être le magasin Simmons au grand complet. Un lit ferait bien l’affaire, mais à défaut d’en avoir un véritable au sous-sol (parce que je n’ai que le divan qui trop souvent fait office de débarras), je me résigne à utiliser le plancher. Et c’est un départ…

Bon… est-ce que c’est moi le problème là ou le linge d’enfant ce n’est simplement pas jojo à plier ?! C’est que c’est tellement petit qu’on dirait que ce n’est pas assez grand pour être plié. Une visite à la commode du plus petit afin de voir comment « l’autre quart de famille » a plié ces petits bouts de vêtements. Résoudre l’énigme… c’est définitivement moi le problème. Dès lors, je m’applique un peu plus sur ma grande surface à faire des piles de linge qui se déplient toutes seules. Et puis merde… Je me rends compte que de prendre le plancher comme surface de travail quand tu as un chat, c’est disons, comment dirais-je… pas ce qu’il y a de plus hygiénique. Furtif, je continue comme si de rien n’était. Ce chat, de toute façon, il se couche partout. Il est donc parfaitement vraisemblable qu’il se soit couché dans les paniers ce qui expliquerait tout aussi parfaitement les poils trois couleurs qui s’accrochent à tous les vêtements !

Le linge, moi, je trouve que ça se plie devant la télé (qu’est ce que j’en sais ?). Alors bien assis par terre, je me démarre un de ces épisodes de Californication qui m’absorbe et me fait réaliser que ma vie manque sérieusement de piquant… en tout cas en ce moment précis ! Toutefois, un homme sera toujours un homme et même le plus rose des hommes n’aura jamais cette capacité multi-task si propre à elles, les femmes… Le second épisode commence déjà et le linge d’enfant n’est toujours pas plié…

À la mi-saison de Californication, j’arrive finalement aux paniers de son linge à « elle ». Oufff ! Là je vais avoir besoin d’aide. Je veux dire, le linge d’homme, tsé, c’est « drette » pis ça se tient tout seul. Mais le linge de femme !!! Ouf… Ça a plein de petits « boutes » partout, des « tigidis » et des froufrous, pis en plus c’est fragile cette « guenille » là et tu voudrais le plier bien, bien droit ?!? On dirait que ce n’est même pas fait pour être plié ! Découragé, je me dis, sans trop d’espoir, qu’Internet pourrait être la solution. À peine l’idée absorbée par mon esprit que j’en suis gêné ! You Tube ? Noooooon… Je ne vais tout de même pas commencer à me taper des vidéos sur You Tube à propos du linge à plier. Et que dire de ma surprise en constatant justement qu'il y en a des dizaines de ces vidéos… Wow ! L’Internet c’est vraiment « Le » fourre-tout par excellence, mais juste un exemple fera l’affaire :

1 : « Boutonnez entièrement la chemise ».

Moderne — Bon, ça n’est pas une chemise, mais on va faire semblant.

2 : « Posez la chemise à plat, face contre terre et entièrement dépliée. Lissez du plat de la main les faux-plis ».

Moderne — Woooooo ! Lissez du plat de la main les faux-plis ? Attendez, je vais y aller mot par mot. Lissez. Lissez ? Du plat de la main (ok ça je comprends). Les faux-plis ? Mais, c’est quoi là, des plis il y en a des vrais et des faux ?

3 : « Attrapez un magazine et placez-le sur la chemise, sous la ligne inférieure du col, c’est-à-dire exactement au milieu de la largeur de la chemise ».

Moderne — Vraiment !?! Attrapez un magazine et placez-le sur la chemise. Attrapez un magazine ??? C’est parce que je n’ai jamais vu personne utiliser un magazine pour plier du linge ! Et si mes souvenirs sont bons, je pliais mon linge à l’armée et ce, sans magazine. Bon, passons…

4 : « Pliez le côté droit de la blouse contre la bordure droite du magazine. La manche est alors parallèle à la largeur du magazine. Repliez-la sur elle-même afin qu’elle ne dépasse pas du magazine. Faites la même chose avec le côté gauche ».

Moderne — Là là, je capote !!! Le côté droit de la blouse contre la bordure droite du magazine ? Bon, j’avoue, j’essaye. Le National Geographic fera l’affaire. Le côté droit de la blouse contre la bordure droite du magazine. Mouiiii, faites la même chose avec le côté gauche ! Ok, jusqu’ici tout va bien !

5 : « Repliez ensuite le bas de la chemise en deux aussi près que possible du magazine et une troisième fois par-dessus le magazine. Marquez bien les plis du plat de la main et dépliez le bas de la chemise pour ôter le magazine. Puis repliez le bas de la chemise dans les plis que vous venez de marquer».

Moderne — Attendez là, j’hallucine. Je relis : « A-Repliez ensuite le bas de la chemise en deux aussi près que possible du magazine ». OK, et « B- une troisième fois par-dessus le magazine ». Mouinnn. « C- Marquez bien les plis du plat de la main ». Marquez bien les plis du plat de la main ?!? Criss, un crayon-feutre ça vas-tu assez les marquer les osties de câlisse de plis ?! « D- dépliez le bas de la blouse pour ôter le magazine ». Plie, déplie. Ils me niaisent vraiment là. Finalement, « E- repliez le bas de la chemise dans les plis que vous venez de marquer ». Donc, cette partie-là… Se fait en (cinq) étapes et nécessite un magazine que tu dois attraper au vol et un crayon-feutre qui n’est pas fourni dans les explications. Pour moi là, celui qui a inventé le pliage, il est dans la même criss de famille qu’IKÉA !

Et vient le tour des strings ?!? Ehhhh, existerait-il aussi une démarche pour ça sur Internet ? Noooon, je ne vais pas me rendre là me dis-je avec un tout plein d’ego en faisant une balle dans ma main avec le tas de strings que je fourre bien au fond du panier.

Un après-midi plus tard, je savoure enfin la fin du pliage ! Je m’en vais de ce pas à l’extérieur me fumer la cigarette du siècle ne me doutant guère que la fin du monde me guette !

Tout fier de moi je rentre dans la maison pour constater, avec désarroi, qu’Alex me regarde tout sourire d’avoir défait, en cinq minutes seulement, le fruit d’un après-midi de travail !

Alex — Pa-PâpaaAaaaa ?!!

Moderne — (Nuage)…

16février 2016
blog_shape
Un exemple de plus que l’homme n’a pas d’aptitudes « multi-task »

Me voilà avec ce plan, pour faire un poulet à la moutarde un pâté chinois en multi task. Comme pour pousser un peu plus ma luck, tout cela s’accomplit (tente de s’accomplir dis-je) en même temps que je rédige cette description budgétaire pour le projet que j’amorce en Tanzanie et au Mozambique, alors que je n’ai vraiment aucune idée du coût de la vie là-bas, ni même des devises qu’on y utilise !

Regarder l’heure (15 h 40) et me dire qu’il reste une heure à la sieste du petit. Vaut mieux se magner ! Chercher le thym et ne pas le trouver.

Sacrer délicatement pour ne pas réveiller le petit !

Chercher l’épluche-patate.

Sacrer un peu moins délicatement après avoir constaté que celui-ci devrait être dans le premier, deuxième, non, j’oubliais… dans le troisième tiroir qui évidemment est rempli de ces vieux couteaux mal effilés et qui ne servent plus !

Respirer profondément.

Se rendre compte que le four n’est pas allumé et que se faisant, le poulet ne cuit pas ! Évaluer à nouveau le temps de cuisson. S’apercevoir que le tout va être bien, bien juste ! Prendre une autre respiration et opter pour cette cigarette qui t’attend à l’extérieur alors qu’il fait - 12 Celsius.

Fumer tout en réfléchissant à son budget et se rendre compte qu’on y a oublié quelque chose de capital ! Rentrer dans la maison en coup de vent devant le temps et les idées qui filent avec en tête cette correction à effectuer. Fermer la porte trop bruyamment et entendre le petit qui se réveille…

Sacrer intérieurement !

Après une hésitation, décider de le laisser jaser dans son lit. Se remettre à la recherche de l’épluche-patate. Constater que le lave-vaisselle n’est pas vidé et que l’épluche-patate y est !

Sacrer royalement !

Être pris de remord et de culpabilité en entendant le petit crier de son lit.

Alex — Mamaaaàan… PapAàaaaa !

  Abandonner la corvée de patate pour aller chercher le petit, constater que la couche a débordé, que les draps et le petit sont, encore, détrempés ! Changer le petit, mettre les draps au lavage…

Alex — Suche !  suche !

(Nuage)… Chercher la suce. Ne pas trouver la suce. Ne pas comprendre où elle est puisqu’elle était dans la chambre avec le petit et qu’après la partie de « cherche-cherche » à quatre pattes, elle n’y est vraisemblablement plus !

Sacrer en anglais !

Avoir envie d’une autre cigarette. Penser à regarder dans le tapon de draps tout plein de pipi que tu viens de mettre au lavage. La suce !!! La remettre au petit après un très (mais très bref) passage à l’eau.

Retourner à la cuisine. Ne plus trouver l’épluche-patate.

Sacrer en Arabe !

Chercher l’épluche-patate.

Alex — PapàAaaaa, PapàAaaaa ! Yus …Yus !

Moderne — Non-non Alex ! Pas de jus ! De l’eau ça va mais pas de jus!

Alex — NoOOOon pas yoooo ! Yuuuuus !

Faire fi des demandes manipulatrices et des réactions disproportionnées du petit. Identifier l’épluche-patate dans la main gauche du petit. Arracher l’épluche-patate des mains du petit. Avoir une grosse goutte de sueur sur le bord de la tempe. Mettre le DVD de Caillou et acheter quelques minutes. Éplucher les câlisse de tabarnak de patates…

Alex — PapPàAaaaa ? Bicuit ! Bicuit !

Moderne — Non Alex, pas de biscuit… des raisins si tu veux mais pas de biscuit !

Couper les raisins en deux et les donner au petit. Les voir voler aux quatre coins du salon en guise de protestation. Regarder le tout incrédule. Prendre la décision de les laisser par terre et se remettre aux ciboires de patates tout en jetant un coup d’œil au petit qui finalement, cueille ses raisins et les mange avec les vielles miettes du salon tout en regardant Caillou attentivement. Se sentir coupable de placer un enfant de deux ans devant la télé. Chercher l’ouvre-boîte. Ne pas trouver l’ouvre-boîte !

Moderne — (Nuage)… !

16février 2016
blog_shape
Quand ton univers matinal s’effondre !



Ouvrir les yeux et se rendre compte qu’il ne reste que dix-sept minutes avant que le réveil matin ne s’époumone.

Se lever doucement et filer vers la cuisine sur la pointe des pieds… avant que les autres ne se réveillent et ainsi profiter des derniers moments de la quiétude nocturne en sirotant tranquillement son café.

Accrocher au passage le train Fisher Price qui traîne toujours au mauvais endroit démarrant du même coup le putain de « pon–pon, tchu-tchu » dont le volume ne se règle pas.

Entendre une suce tomber du lit !

Anticiper, les orteils croisés, les pleurs du petit.

Compter dans sa tête jusqu’à trois avant de plonger dans le cauchemar quotidien…

Moderne — Un, deux, trois…

Alex — OUINNNNNN !!!!

Voir son univers matinal s’effondrer !

Continuer son chemin en catimini vers la cafetière.

Constater que le réservoir d’eau est vide.

Entendre les pas du plus vieux s’amener vers la cuisine en râlant.

Olivier — Papaaa ? J’ai pas envie d’aller à l’école ! Le service de garde c’est trop long… Pis en plus c’est pour les bébés !

  Respirer profondément. Sentir le besoin de nicotine et le plancher froid sous ses pieds.

Entendre un…

L’Autre quart de famille  — Moderne (au travers du tintamarre des pleurs du petit et des plaintes du plus grand). Le petit, il pleure là !!

Moderne — (Dans ma tête) Noooon, sérieusement ?!?

  Ouvrir la porte de la chambre du petit.

Alex — PapAaaaaaa ! (tout sourire)  Bicuiiiiiit !

Moderne — Mais non Alex, pas de biscuit le matin !

Constater que la maudite couche a encore débordé, que les draps sont encore mouillés et que ça sent la pisse à plein nez !

Moderne — (Dans ma tête) Ayoye, c’est le Mannenken-Pis cet enfant ? Merde, c’est une couche numéro 6 pis il ne fait même pas le poids moyen des dimensions de la couche !

Entendre le plus grand demander :

Olivier — Papaaaa ? Ce matin j’aimerais des moitiés de bagel au beurre d’arachide, au fromage à la crème, au beurre tout court et à la confiture…

Moderne — (Lever les yeux au plafond sans répondre)

Courir après le plus jeune qui n’a plus de couche et qui, en plus, se marre de toi !

Faire le tour du comptoir deux fois, apercevoir qu’il n’y a plus de bagel, attraper le petit tout en annonçant solennellement au plus vieux qu’il devra faire un autre choix de petit déjeuner.

Tintamarre (prise deux) des pleurs du petit qui se débat dans mes bras et du plus vieux qui se plaint du fait qu’il n’y a plus ce dont il a envie, qu’il ne veut pas aller à l’école et qu’en plus le service de garde, « ben c’est plate parce que c’est pour les petits » (petite note : pour ceux qui ne le savent pas, le Olivier en question, bien il est en maternelle).

Constater qu’on a oublié de remplir la pile de couches sur la table à langer.

Penser à caller malade.

Sentir l’amorce d’un mal de gorge.

Entendre la sonnette de Skype qui annonce l’appel de son collègue qui est à Jérusalem et qui bien sûr, appelle une heure trop tôt.

Sentir le chat se frotter sur mes jambes parce qu’il a faim.

Se faire une note mentale que la prochaine fois que tu te réveilles trop tôt, vaux mieux rester couché et même feindre de ne pas entendre le cadran !

(Nuage)…

seprator

Archives

shape
Les chroniques d'un homme moderne