seprator

Chronique matinale

seprator
16février 2016
blog_shape

Quand ton univers matinal s’effondre !

Ouvrir les yeux et se rendre compte qu’il ne reste que dix-sept minutes avant que le réveil matin ne s’époumone.

Se lever doucement et filer vers la cuisine sur la pointe des pieds… avant que les autres ne se réveillent et ainsi profiter des derniers moments de la quiétude nocturne en sirotant tranquillement son café.

Accrocher au passage le train Fisher Price qui traîne toujours au mauvais endroit démarrant du même coup le putain de « pon–pon, tchu-tchu » dont le volume ne se règle pas.

Entendre une suce tomber du lit !

Anticiper, les orteils croisés, les pleurs du petit.

Compter dans sa tête jusqu’à trois avant de plonger dans le cauchemar quotidien…

Moderne — Un, deux, trois…

Alex — OUINNNNNN !!!!

Voir son univers matinal s’effondrer !

Continuer son chemin en catimini vers la cafetière.

Constater que le réservoir d’eau est vide.

Entendre les pas du plus vieux s’amener vers la cuisine en râlant.

Olivier — Papaaa ? J’ai pas envie d’aller à l’école ! Le service de garde c’est trop long… Pis en plus c’est pour les bébés !

 
Respirer profondément. Sentir le besoin de nicotine et le plancher froid sous ses pieds.

Entendre un…

L’Autre quart de famille  — Moderne (au travers du tintamarre des pleurs du petit et des plaintes du plus grand). Le petit, il pleure là !!

Moderne — (Dans ma tête) Noooon, sérieusement ?!?

 
Ouvrir la porte de la chambre du petit.

Alex — PapAaaaaaa ! (tout sourire)  Bicuiiiiiit !

Moderne — Mais non Alex, pas de biscuit le matin !

Constater que la maudite couche a encore débordé, que les draps sont encore mouillés et que ça sent la pisse à plein nez !

Moderne — (Dans ma tête) Ayoye, c’est le Mannenken-Pis cet enfant ? Merde, c’est une couche numéro 6 pis il ne fait même pas le poids moyen des dimensions de la couche !

Entendre le plus grand demander :

Olivier — Papaaaa ? Ce matin j’aimerais des moitiés de bagel au beurre d’arachide, au fromage à la crème, au beurre tout court et à la confiture…

Moderne — (Lever les yeux au plafond sans répondre)

Courir après le plus jeune qui n’a plus de couche et qui, en plus, se marre de toi !

Faire le tour du comptoir deux fois, apercevoir qu’il n’y a plus de bagel, attraper le petit tout en annonçant solennellement au plus vieux qu’il devra faire un autre choix de petit déjeuner.

Tintamarre (prise deux) des pleurs du petit qui se débat dans mes bras et du plus vieux qui se plaint du fait qu’il n’y a plus ce dont il a envie, qu’il ne veut pas aller à l’école et qu’en plus le service de garde, « ben c’est plate parce que c’est pour les petits » (petite note : pour ceux qui ne le savent pas, le Olivier en question, bien il est en maternelle).

Constater qu’on a oublié de remplir la pile de couches sur la table à langer.

Penser à caller malade.

Sentir l’amorce d’un mal de gorge.

Entendre la sonnette de Skype qui annonce l’appel de son collègue qui est à Jérusalem et qui bien sûr, appelle une heure trop tôt.

Sentir le chat se frotter sur mes jambes parce qu’il a faim.

Se faire une note mentale que la prochaine fois que tu te réveilles trop tôt, vaux mieux rester couché et même feindre de ne pas entendre le cadran !

(Nuage)…

blog_shape
comma_first
À lire... Chronique matinale !

Leave a Comment

Archives

shape
Les chroniques d'un homme moderne